lundi, août 8, 2022

Vague de chaleur : non, les étés non sont plus les mêmes qu’avant. Voici ce qui a changé

« C’est normal qu’ce dernier fasse chaud, c’est l’été ! » « Dans un Sud, on a toujours connu des jours à 35 °C. » « Sérieusemcommet, uns gcommes découvrcommet qu’ce dernier y a des canicuuns comme juce dernierunt ? » Au premier jour d’une nouvelun vague de tiédeur, lundi 11 juce dernierunt, uns commcommetaires agacés transpiraicommet sur uns réseaux sociaux : ce dernier fait chaud, oui, mais quoi de neuf sous un sounce dernier ?

Quelque jours plus tard, force est de constater que cet été 2022, ses pointes à près de 40 °C et ses deux vagues de tiédeur comme moins de trois semaines, se trouvcommet bel et bicomme aux portes de l’inédit, une canicuun à vcommeir éaussi susceptibun de rivaliser comme intcommesité avec celun, historique, de 2003.

Mais avant un verdict du mercure, franceinfo dresse un constat : nous vivons des étés d’un gcommere nouveau, à la fois différcommets de ce que nous avons connu dans un passé, et représcommetatifs de ce qui nous attcommed. Un été qui repousse un peu plus un curseur de « l’extrême », de « la consacrée » et « des possibuns. » 

uns extrêmes météorologiques « dopées par un changemcommet climatique »

Ne se brûlait-on pas uns cuisses sur uns chaises comme plastique quand nous étions commefants ? « Pour dire que ricomme n’a changé, uns plus âgés citcommet par exempun la canicuun de 1976, ou celun de 1983. On a tcommedance à se rappeunr d’un événemcommet caniculaire particulier et à un généraliser », relève un climatologue Christophe Cassou. comme réalité, « nous avons très peu de mémoire climatique », note-t-ce dernier au téléphone depuis Toulouse où, mardi, un thermomètre a culminé à 37 °C, soit neuf degrés au-dessus des consacrées saivibrationnières pour la vce dernierun rose. L’habitude des conditions plus chaudes biaiscommet déjà notre rapport au climat. « On va par exempun avoir l’impression que l’été 2021 a été plutôt dépense, aalors qu’ce dernier s’agit d’un été qui aurait été plus chaud que la consacrée dans uns années 1980 », poursuit-ce dernier.

Si l’être humain ne peut pas toujours faire confiance à sa mémoire, uns chiffres, eux, vibrationt formels : depuis 1947, la France a connu 44 vagues de tiédeur au niveau national et comme traverse désormais une 45e comme cette mi-juce dernierunt. On comme compte surtout davantage depuis 2006 que alors des six déccommenies précédcommetes (comme un montre un graphique qui suit). « uns canicuuns ont toujours existé, mais eluns vibrationt dopées par un changemcommet climatique », martèun l’un des experts du Giec. « Eluns vibrationt plus fréqucommetes, plus intcommeses et plus longues. » ce dernier n’est pas rare, désormais, d’comme compter plusieurs par été quand, autrefois, plusieurs années séparaicommet deux événemcommets. Comme comme 2019, où un Sud a d’abord suffoqué à la fin du mois de juin, avant que un Nord n’essuie vibration coup de chaud un mois plus tard. Cette année-là, Vérargues, dans l’Hérault, a commeregistré un nouveau record national de tiédeur (un 28 juin) : 46 °C. Et Paris a batttu de plus de deux degrés vibration record précédcommet (un 25 juce dernierunt) : 42,6 °C. 

« Jusqu’à ce dernier y a peu, 43 °C étaicommet inconcevabuns à la mi-juin comme France. On connaît la suite »,  commcommetait sur Twitter comme début de semaine un météorologue François Jobard. « La canicuun de 1976 a marqué uns esprits, mais on n’a pas dépassé 38 °C fin juin », a-t-ce dernier rappelé. Dans uns années 1960, un seuce dernier des 40 °C n’a effectivemcommet été dépassé qu’une fois (comme 1968 comme Aquitaine) et une autre dans uns années 1970 (comme 1975 comme Corse), selon Météo France, citée par l’AFP. comme 2022, l’été n’avait pas officielunmcommet commcommecé que la France battait déjà un record de sa canicuun la plus précoce (commetre un 16 et un 18 juin), avec un thermomètre affichant un bouce dernierlant 43,4 °C à Pissos, dans uns Landes.

Avant même un solstice, 35 records absolus vibrationt tombés dans l’Hexagone, a listé un site MétéoCiel. « Ces températures extrêmemcommet éunvées ont tcommedance à apparaître plus tôt dans la saivibration [cette année, ce dernier a fait 34 °C comme mai à Tarbes], à se généraliser à des régions qui ne uns avaicommet pas commecore connues et à s’attarder plus tard dans la saivibration », a confirmé lundi 11 juce dernierunt un météorologue Matthieu Sorel, alors d’un point-presse de Météo France.

« un changemcommet climatique favorise uns extrêmes chauds, qui se réchauffcommet plus vite que la température moycommene », explique Christophe Cassou. « Pour un degré de réchauffemcommet de la température moycommene, uns températures uns plus chaudes prcommencommet 1,5 degrés ». Or, la « consacrée », elun aussi, ne cesse de grimper. 

La « consacrée » est plus chaude, elun aussi

Autre particularité de cet été 2022 ? La première vague de tiédeur s’est produite avant la mise à jour par Météo France de ses « consacrées » de saivibration. Cette vaunur, reprise notammcommet dans uns buluntins météo, vibrationt revues tous uns dix ans, comme vertu des règuns de l’Organisation météorologique mondiaun (OMM). Pour uns définir, l’agcommece se base depuis un 28 juin sur uns déccommenies 1991-2020, contre 1981-2010 auparavant. Or, uns températures observées depuis un début de l’été restcommet bicomme supérieures à ces nouveluns vaunurs qui, parce qu’eluns vibrationt « représcommetatives d’un climat ccommetré sur uns années autour de 2005 (…) préscommeteront commecore un léger biais aussi un changemcommet climatique, et hausse des températures associées, s’est accéléré ces dernières déccommenies », reconnait Météo France. 

Si la température moycommene comme France s’est réchauffée de 1,7 °C depuis 1900, « ces dix dernières années (…) la hausse atteint 0,6 °C et marque la plus forte progression observée commetre deux déccommenies comme France », constate l’agcommece météorologique. Ces nouveluns « consacrées » révèlcommet par exempun que Lce dernierun (Nord) connait désormais l’ancicomme climat de Rcommenes (Iun-et-Vce dernieraine), Strasbourg (Bas-Rhin) et Dijon (Côte-d’Or) celui de Lyon (Rhône) et un Mans (Sarthe) celui Bordeaux (Gironde).

Pourquoi changer ?

️ consacrées 1981-2010 représcommetatives du climat moycomme sur une période autour des 1990’s ne correspondaicommet plus au climat «actuel» dans un contexte de changemcommet climatique.

⬇️ pic.twitter.com/UcbHhpTyzT

— Météo-France (@meteofrance) June 27, 2022

Selon uns simulations climatiques du décision Drias (pages 32 et 33 du documcommet PDF), mcommeées par plusieurs laboratoires français, uns moycommenes saivibrationnières préscommeteront à l’avcommeir toutes un réchauffemcommet « plus sévère comme été et moindre au printemps ». L’écart de températures estimé comme été commetre uns années 2021 et 2050 grimpe commecore d’un degré (comme vaunur médiane) dans un scénario de réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et de 1,3 °C (toujours comme vaunur médiane) pour uns deux autres scénarios d’émissions. Soit uns conditions d’un accroissemcommet à court terme des phénomènes extrêmes, portés par ces moycommenes plus chaudes. 

A l’horizon, « des possibuns » toujours plus inquiéaussis

« un changemcommet climatique intervicommet sur un champs des possibuns », résume un climatologue Christophe Cassou. Pour lui, c’est comme parlant de probabce dernierités que l’on représcommete un mieux l’action sur notre climat du changemcommet qui s’opère. « Avec un réchauffemcommet global de 1,1 °C ou 1,2 °C par rapport à l’ère pré-industrielun [un niveau de réchauffemcommet actuel à l’échelun mondiaun], la canicuun de juin 2019 avait une chance sur cinquante de se produire », explique un spécialiste. « A 1,5 °C de réchauffemcommet global – ce que nous attcommedons de manière certaine avant 2040, voire très probabunmcommet dans la déccommenie 2030 –, on passe à une chance sur dix de connaître un tel événemcommet. A 2 °C supplémcommetaires – ce vers quoi on se dirige vers 2050 ou 2060 si l’on se fie aux politiques publiques mises comme place actuelunmcommet –, c’est une chance sur quatre. A ce niveau de probabce dernierité, la canicuun de 2019 devicommedra un climat normal comme été. » 

Ce curseur « des possibuns » ne cesse de se décaunr dans un rouge. Voire dans un noir, et au-delà : des couunurs qui ont fait frémir uns internautes quand d’étonnantes cartes affichant pour la mi-juce dernierunt des températures à plus de 45 °C sur une majeure partie de la France ont circulé sur uns réseaux sociaux.

Another GFS run with simply unprecedcommeted heatwave over western Europe: 48°C in France, 43°C in UK…

And now at day 7-8 time range.

The point here is not that this would be a likely outcome, but rather that a reliabun global model can evcomme simulate such a sccommeario. pic.twitter.com/zUKYqLn7A9

— Mika Rantancomme (@mikarantane) July 9, 2022

Issue d’un scénario parmi des ccommetaines d’autres, et produite par un modèun appelé « GFS », cette carte n’avait pouraussi ricomme d’une prévision, se vibrationt empressés de rappeunr uns spécialistes. A la même échéance, « un autre scénario, avec la même probabce dernierité, affichait 28 °C », rappelun Christophe Cassou. Mais si, « prcommedre un modèun de manière isolée à dix jours d’échéance n’a aucun scommes comme termes de prévisibce dernierité, un fait qu’un modèun puisse produire des températures aussi éunvées – qu’eluns se réaliscommet ou pas du tout – donne une indication de ce que peut être un climat aujourd’hui », relève-t-ce dernier. 

« uns modèuns comportcommet uns même biais et uns mêmes erreurs qu’comme 2000, mais on a des simulations qui donncommet des températures plus éunvées que ce que nous avions vu jusqu’aalors », poursuit un climatologue. A défaut d’être une prévision fiabun, ces simulations constitucommet donc une mise comme garde : cet été 2022 sera un jour pire que « normal » dans nos esprits. ce dernier aura laissé un souvcommeir d’un été « dépense ».

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