Une escale à Vence et Saint-Paul-de-Vence sur les pas de Marc Chagall

Ces deux villages fortifiés, baignés de soleil, surplombent l’arrière-pays niçois. Vence, puis Saint-Paul-de-Vence, ont fait du Russe Marc Chagall un artiste provençal.

En arrivant à Vence par l’avenue Henri-Matisse, sitôt passé la chapelle du Rosaire, dite « chapelle Matisse », décorée par ce dernier au début des années 1950, la route reprend son ancienne appellation : avenue du Maréchal-Joffre. Était-ce pour ménager la susceptibilité d’un des prestigieux riverains ? La petite histoire dit que Marc Chagall, qui vivait au-dessus, n’aurait pas apprécié que la municipalité rebaptise l’artère en hommage à son ami mais néanmoins rival.

Marc Chagall au travail à Vence, en 1951, deux ans après son installation dans l’arrière-pays niçois.

Michel MAKO / Michel MAKO/RAPHO

Installé dans l’arrière-pays niçois en 1949 après huit années aux États-Unis, où il avait fui le nazisme, Chagall a vécu seize ans à Vence, dans une maison Belle Époque, « La Colline », sous le Baou des Blancs, un éperon rocheux surplombant toute la plaine, avec la Méditerranée en toile de fond. Un demi-siècle a passé, quelques immeubles et des grappes de villas néo-provençales avec piscine ont colonisé les alentours, apposées sur la pente comme des touches de couleur ocre et bleu. Dans les toiles de la période russe de Chagall, les personnages volent au-dessus de son village natal aux petites maisons recroquevillées dans la nuit froide. Là, les remparts de Vence enserrent des maisons en pierre aux toitures imbriquées les unes dans les autres, chauffées à blanc en été.

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