mercredi, août 17, 2022

six choses à retenir de cette 74e édition

Plusieurs tendances, une polémique bidon et une grande absence : voici ce qu’on a pu retenir des dizaines de films vus cette année à Cannes, toutes sections et sélections confondues.

Un festival de femmes

Elles n’attendent plus. Dans le sillage de #MeToo, de jeunes réalisatrices abordent d’emblée le cinéma en conquérantes féministes. Au Costa Rica, Nathalie Álvarez Mesén montre, dans Clara Sola (Quinzaine des réalisateurs), une femme qui se libère de la sainteté qu’on lui attribue pour s’ouvrir au désir et à la nature en un superbe et envoûtant message d’espoir. Dans l’impressionnant Piccolo corpo (Semaine de la critique), l’Italienne Laura Samani explore des émotions liées à la maternité et à la perte d’un enfant, mais c’est le courage qu’elle raconte, la force d’une jeune femme qui, en 1900, accomplit seule un incroyable voyage, prête à tous les défis. Quant aux Bulgares Mina Mileva et Vesela Kazakova, elles signent un vibrant film tract, entre crise de nerfs et déclaration d’amour aux mères, Women Do Cry (Un certain regard). Des réalisateurs se joignent à la lutte. En compétition, le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun signe, avec Lingui, les liens sacrés, un plaidoyer pour l’avortement et un réquisitoire contre l’excision, offrant à son héroïne, paisible mère célibataire à N’Djamena, l’occasion de tabasser un violeur. D’une manière générale, ce Festival 2021 foisonnait de beaux, de grands, voire d’immenses rôles féminins. Rien qu’en compétition, entre Benedetta, Julie (en douze chapitres), Bergman Island, La Fracture, Tre piani, France ou même Titane, on ne savait plus où donner de l’admiration ! Même les plus jeunes filles se libèrent de tous les jougs : dans A Chiara (Quinzaine des réalisateurs), l’Italo-Américain Jonas Carpignano suit l’émancipation d’une adolescente qui découvre que sa famille appartient à la mafia calabraise. Tête brûlée, explosive et attachante, cette belle Chiara trace un chemin de liberté, tout comme l’étudiante tunisienne d’Une histoire d’amour et de désir, de Leyla Bouzid (Semaine de la critique), qui part à la conquête du garçon inhibé qu’elle aime. — M.S., C.Mu., F.St.

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