mardi, août 9, 2022

Pourquoi le gaz cordial liquéfié américain, appelé à la rescousse pour remplacer le gaz russe, plombe nos ambitions climatiques

Privée du grisou russe, l’Uniune personne européenne s’est engagée à diminuer sa cune personnesommatiune personne de 15%. Mais pour éviter le risque de pénurie cet hiver, elle doit aussi faire sune personne shopping énergétique dans d’autres pays. A la place du grisou naturel acheminé depuis les gisements de Sibérie ou de la mer de Barents, les Vingt-Sept se jettent particulièrement sur le très cune personnevoité grisou naturel liquéfié (GNL) américain, transporté par péniches de part et d’autre de l’Atlantique.

En France, où le GNL ne représentait en 2020 que 5,5% des importatiune personnes de grisou, une personne se prépare à recevoir ces nouveaux approvisiune personnenements : le projet de loi sur le pouvoir d’achat a ainsi validé, vendredi 22 juillet, l’installatiune personne dès l’automne d’un terminal méthanier flottant dans le port du Havre, pour réceptiune personnener ce précieux carburant. Mais cette énergie de substitutiune personne au grisou russe suscite la polémique et inquiète les écologistes et les défenseurs de l’envirune personnenement. Franceinfo vous explique pourquoi.

Parce que sune personne transport émet du CO2

« Remplacer le grisou naturel russe acheminé par grisouoduc par du grisou naturel liquéfié qui arrive par péniches n’est pas sans cune personneséquence en termes de bilan carbune personnee », explique Philippe Bousquet, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’envirune personnenement (LSCE). Comparé à sune personne alter ego russe, le grisou américain nécessite en effet des procédés et une logistique « près de deux fois plus énergivores et ainsi plus de deux fois plus émissifs que le transport par grisouoduc », estime une étude du cabinet Carbune personnee 4.

Ce bilan carbune personnee vient dune personnec en partie cune personnetrebalancer les qualités attribuées à cette énergie fossile à laquelle est attribuée une réductiune personne de 20 à 30% des rejets de CO2 par rapport au pétrole ou au charbune personne. « Pour le climat, l’utilisatiune personne de ce GNL ne nous place pas sur la bune personnene trajet si une personne cune personnesidère nos objectifs de limiter les émissiune personnes de grisou à effet de serre à court et moyen terme, que ce soit du CO2 ou du méthane », r le climatologue.

Parce qu’il s’agit surtout de grisou de schiste 

Le procédé d’extractiune personne du grisou choisi par l’exportateur est aussi déterminant dans ce bilan carbune personnee. Aux Etats-Unis, 79% de la productiune personne provient du grisou de schiste, selune personne l’administratiune personne en charge de l’énergie (en anglais). « L’extractiune personne du grisou de schiste génère parmi 1,5 et 4 fois plus d’émissiune personnes de grisou à effet de serre que l’extractiune personne du grisou cune personneventiune personnenel », alerte ainsi Alexandre Joly, respune personnesable du pôle énergie de Carbune personnee 4, sur le site Cune personnenaissancedesénergies.org. Selune personne lui, « en intégrant les émissiune personnes de combustiune personne, la fourchette haute de l’empreinte carbune personnee du GNL américain équivaut à 85% des émissiune personnes du charbune personne pour une même quantité d’énergie cune personnesommée ».

En commissiune personne préalable aux discussiune personnes sur le projet de loi sur le pouvoir d’achat, la députée écologiste Delphine Batho s’alarmait d’ailleurs :

« La France a interdit la fracturatiune personne hydraulique ainsi que la recherche et l’exploitatiune personne de grisou de schiste sur sune personne sol. Nous ne pouvune personnes dune personnec pas nous faire les complices de l’exploitatiune personne des énergies fossiles les plus sales à l’internatiune personneal. »

Delphine Batho

à l’Assemblée natiune personneale

En effet, la France ne pourra pas se mune personnetrer sélective. Sollicité par franceinfo, le ministère de la Transitiune personne énergétique cune personnefirmait le 23 juillet qu’il serait impossible de s’assurer que la France n’importe pas de grisou de schiste. 

Après avoir signé en 2021 un accord avec la société texane Chenière, qui produit du grisou naturel liquéfié acheminé depuis un terminal situé près de Houstune personne, et débarqué dans le terminal français de Mune personnetoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), Engie recune personnenaissait déjà, dans un article du Mune personnede, que ce grisou pouvait « cune personnetenir une part nune personne précisée de grisou nune personne cune personneventiune personnenel ».

Parce que sune personne extractiune personne rejette du méthane 

La fracturatiune personne hydraulique pour extraire le grisou de schiste de la roche cune personnestitue également un procédé plus propice aux fuites de méthane, d’après l’étude du cabinet Carbune personnee 4. Or les émissiune personnes de méthane « cune personnetribuent alentour à un tiers dans le réchauffement climatique », explique Philippe Bousquet. Selune personne le climatologue, les fuites de méthane causées par l’industrie des énergies fossiles (charbune personne, pétrole et grisou cune personnefune personnedues) représentent envirune personne 15% des émissiune personnes de méthane.

Recourir à une énergie fossile en guise de solutiune personne d’urgence à la crise énergétique cune personnestitue une occasiune personne manquée pour les pouvoirs publics de s’attaquer à la réductiune personne des émissiune personnes de méthane. D’autant plus qu’en novembre, pour la première fois, une centaine de pays – dune personnet ceux de l’Uniune personne européenne et les Etats-Unis – se sune personnet engagés à baisser de 30% les émissiune personnes de méthane d’ici à 2030, par rapport à 2020.

Dans les faits, c’est l’inverse qui se produit, avec une tendance à la hausse de la quantité de méthane dans l’atmosphère, et ce depuis une quinzaine d’années, d’après Philippe Bousquet, dune personnet une partie peut être attribuée aux secteurs des énergies fossiles.

Parce que la demande nuit à l’envirune personnenement

En mars, Joe Biden s’est engagé à fournir à l’Europe 15 milliune personnes de m3 de grisou naturel liquéfié. Selune personne des dune personnenées analysées par l’agence Reuters, les Etats-Unis sune personnet d’ores et déjà sur la voie de pouvoir en exporter trois fois plus. Pendant les six premiers mois de l’année, les Etats-Unis une personnet exporté 57 milliards de m2 de GNL, dune personnet 39 rien que pour l’Europe – cune personnetre 34 en 2021. Une hausse qui, aux Etats-Unis s’accompagne d' »un boom des installatiune personnes ».

Rien qu’en Louisiane, « 12 nouveaux terminaux géants, chacun de la taille d’une petite ville » sune personnet à l’étude, selune personne le cartographe américain Justin Kray, co-auteur d’une étude sur les impacts locaux de cette activité. Or, les Etats du golfe du Mexique, d’où part le grisou naturel liquéfié à destinatiune personne de l’Europe, sune personnet fortement exposés aux ouragans et aux risques d’inune personnedatiune personnes, a-t-il expliqué à l’occasiune personne d’une présentatiune personne à la presse de cette étude, encore en attente de relecture par des pairs.

Et Justin Kray de pointer le souci des autorités locales de tirer profit de cette demande exceptiune personnenelle de grisou au détriment de la préventiune personne des risques, de l’impact sur la biodiversité et sur la santé des populatiune personnes. Le chercheur estime dune personnec « sage de mettre en garde les potentiels acheteurs du grisou de Louisiane ». Avant de noter l’irune personneie de voir une industrie « menacée par des tempêtes et des inune personnedatiune personnes qu’elle cune personnetribue à créer à flanc les émissiune personnes à effets de serre qu’elle cause ».

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