plus de tests pour éviter les fermetures de classes

Face à la cinquième vague de la pandémie, le gouvernement mise sur les tests pour éviter les fermetures de classes. Ce nouveau protocole annoncé par Jean-Michel Blanquer jeudi, lors de la conférence de presse d’Olivier Véran, doit prendre effet la semaine prochaine.

De guerre lasse, les familles s’étaient résignées à troquer une fois de plus leur habit de parent pour celui d’enseignant. Télétravail pour les uns, chômage partiel pour les autres. Pas d’autre choix quand le nombre de classes fermées – principalement en élémentaire – n’en finissait plus de grimper. Il est passé d’environ quatre mille à huit mille ces derniers jours. Mais jeudi 25 novembre, Jean-Michel Blanquer a mis le holà : bien que l’épidémie flambe à l’approche de l’hiver, les classes resteront ouvertes. Et ce grâce à un dépistage rapide et systématique des élèves au premier cas de Covid. À partir de la semaine prochaine, ils seront tous invités à se faire tester lorsque l’un de leurs camarades sera déclaré positif. Si le résultat est négatif, ils pourront continuer à aller à l’école. Dans le cas contraire, ils devront rester chez eux.

Soulager les familles et de contenter les entreprises

Dans les dix départements pilotes qui ont déjà expérimenté ce dispositif, les établissements scolaires étaient jumelés avec des laboratoires qui se déplaçaient pour des tests salivaires effectués sur place ou remis aux parents qui devaient les rapporter le lendemain. Ce qui n’a pas empêché certaines fermetures lorsque les laboratoires se retrouvaient débordés par une trop forte demande, comme dans les Landes où une vingtaine de salles de classes affichaient portes closes récemment. Le ministre a annoncé qu’à partir du lundi 29 novembre, cette alternative, qui devrait permettre de soulager les familles et de contenter les entreprises, entrera en vigueur partout en France. Mais cette fois, les tests « gratuits pour tous les mineurs » pourront être réalisés « par les responsables légaux », qui devront se rendre dans un laboratoire – ou en pharmacie si les tests antigéniques sont autorisés, ce qui reste à préciser.

Abonné Covid-19 : les écoles regardent avec angoisse la cinquième vague arriver Enfants 5 minutes à lire

« Cela suppose que les parents, qui rentrent parfois du travail à 19 heures, lorsque les laboratoires sont fermés, aient le temps d’aller faire ces tests », souligne Guislaine David, porte-parole du Snuipp-FSU. L’autre écueil, c’est qu’on ne leur demande pas d’apporter la preuve d’un résultat négatif, puisqu’une attestation sur l’honneur suffit. « Il y aura des parents raisonnables mais forcément d’autres n’iront pas faire passer le test à leur enfant », avance Guislaine David. Sans compter un dernier trou dans la raquette : rien ne dit que des élèves négatifs à J0 le seront toujours à J2… C’est sans doute pourquoi, plutôt que d’attendre d’être au pied du mur pour agir, Vittoria Colizza, directrice de recherches à l’Inserm, préconise depuis un moment un dépistage hebdomadaire dans toutes les écoles. Une chose est sûre, les établissements scolaires sont entrés dans une zone de turbulences dont ils ne devraient pas sortir tout de suite. Le ministre de la Santé Olivier Véran a en effet laissé entendre que la vaccination pourrait s’ouvrir aux 5-11 ans… mais « pas avant début 2022 ».

Recent Articles

spot_img

Related Stories

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Stay on op - Ge the daily news in your inbox