dimanche, août 7, 2022

les sept expositions à ne pas rater

De Sabine Weiss à Charlotte Perriand, découvrez notre sélection d’expos à voir lors de la 51e édition des Rencontres de la photographie d’Arles.

Est-ce parce qu’elles nous ont tant manqué l’an dernier, annulées du fait de la pandémie ? Ou parce que leur directeur a changé – Christoph Wiesner, venu du salon Paris Photo, officie désormais ? Reste que cette 51e édition resserrée des Rencontres de la photographie d’Arles bouleverse nos certitudes. Mais elle le fait en douceur, à travers une trentaine d’expositions remarquablement menées pour la plupart, qui prennent le spectateur par la main, lui racontent une histoire dont elles lui livrent les clés. Ce faisant elles embrassent toutes les thématiques qui agitent la société aujourd’hui, qu’il s’agisse de la question post-coloniale, du genre, ou de la place des femmes. Surtout, elles se gardent bien de donner des leçons. Petit tour d’horizon des temps forts de la manifestation.

Sabine Weiss, une vie de photographe

À Dun-sur-Auron (Cher), une colonie familiale pour aliénés mentaux, hiver 1951-1952. 

Copyright Sabine Weiss, Paris.

Bon pied, bon œil, Sabine Weiss, 97 ans, expose dans la chapelle jésuite du Museon Arlaten, l’un des joyaux d’Arles, rouvert au public après onze ans de travaux. Rien de tel pour accueillir le travail de cette dernière représentante de la photographie humaniste, née après guerre dans le sillon de Robert Doisneau ou de Willy Ronis. Elle a, en effet, longtemps tenté de percer ce qui reste un mystère à ses yeux : la foi. Mais pas seulement, comme le montre cette formidable rétrospective riche d’inédits. Il y a là ses nombreux portraits d’enfants, dont elle parvient, comme peu, à saisir l’énergie, la vie intérieure, les jeux et les joies. Ses photos de villes, la nuit, aussi, nimbées d’une lumière diffuse comme s’il s’agissait d’un autre monde, plus insaisissble. Mais c’est surtout ce reportage exceptionnel de l’hiver 1951-1952, réalisé à Dun-sur-Auron, qui retient l’attention et vaut à lui seul le déplacement. Pour désengorger les asiles parisiens, certaines familles de ce village du Cher accueillaient des femmes de tous âges atteintes de maladies mentales. Elles apparaissent dans ces photos – qui les magnifient – insérées au sein de la vie du bourg, vaquant à leurs occupations. Il est même parfois difficile de les distinguer de leurs logeuses. Est-ce pour cela que l’institution refusa à Sabine Weiss de publier ces images ? Elles s’imposent aujourd’hui avec force, donnant à son travail un autre relief.

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