vendredi, août 19, 2022

le paradis perdu de Paolo Sorrentino

Comment un écrivain talentueux a-t-il vieilli en mondain désabusé ? Avec ses accents felliniens, “La Grande Bellezza” (disponible sur Netflix), de Paolo Sorrentino, demeure un sommet de beauté mélancolique.

Notre critique de “La Grande Bellezza”

Ils dansent. Le corps agité de soubresauts et de spasmes, ils dansent. Visages souriants ou grimaçants, exténués ou extatiques, ils dansent. Comme s’il leur fallait à tout prix se fuir et se perdre dans des nuits et des fêtes interchangeables, ils dansent. Parmi eux, Jep n’est pas le dernier… Paolo Sorrentino baptise toujours les personnages de ses films de noms ronflants et ridicules qui révèlent leur suffisance et leur vacuité : Antonio Pisapia, Titta Di Girolamo, Geremia De Geremei… Interprété par l’habituel complice du cinéaste, Toni Servillo, impressionnant de mal-être snob, Jep Gambardella donc a écrit, quarante ans auparavant, un roman dont ses amis parlent encore, même s’ils ne l’ont pas lu. Un de ces livres éblouissants qui font prendre con­science aux tâcherons littéraires de la futilité de leurs écrits… Et puis il s’est tu. Par paresse. Ou par crainte de ne pouvoir se surpasser. Il est devenu journaliste. Et surtout mondain. Attention, pas n’importe lequel : le número uno. « Je ne voulais pas seulement participer aux soirées, je voulais avoir le pouvoir de les gâcher », fanfaronne-t-il.

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