mercredi, août 17, 2022

“Le Festival d’Avignon aura été la grande passion de ma vie”

Alors que la 75e édition du Festival d’Avignon s’achève en affichant des chiffres de fréquentation presque aussi élévés qu’en 2019 malgré les contraintes sanitaires, le metteur en scène, acteur et dramaturge dresse ici le bilan de son avant-dernière programmation.

Alors que vient de s’achever la 75e édition du Festival d’Avignon, ses organisateurs affichent un optimisme de bon aloi. Malgré les contraintes sanitaires, malgré l’annulation de 2020, la manifestation créée en 1947 par Jean Vilar aura en effet rassemblé presque autant de public qu’en 2019. À cette 73e édition-là, on comptait 43 spectacles dans 38 lieux ; 106 700 billets y furent vendus avec un taux de remplissage des salles de 95,5 %. Il est de 84 % en 2021, avec 45 spectacles dans 38 lieux, et 102 000 billets vendus. Bel exploit dont peut s’enorgueillir le metteur en scène, acteur, dramaturge et poète, Olivier Py, 56 ans et patron des lieux depuis 2013. A été annoncé le nom de son successeur le premier jour du festival : le Portugais Tiago Rodrigues, qui ouvrait justement cette 75e edition avec La Cerisaie, de Tchekhov, dans la Cour d’honneur du palais des Papes. Il remplacera en 2023 Olivier Py, qui dresse ici le bilan de son avant-dernière programmation.

Cette 75e édition aura-t-elle été difficile ?
Chacune l’est depuis 2013. Et je me sens claqué, rompu à chaque fin de festival. Mais c’est vrai que les changements de consignes sanitaires, et donc de remplissage de salles, de billetterie début juillet, la mise en place du contrôle du pass sanitaire dans la Cour d’honneur, les répétitions forcément masquées des comédiens, des techniciens, en pleine chaleur, ont rendu l’exercice périlleux. Avec en plus des désaffections de dernières minutes liées au Covid. La chorégraphe sud-africaine Dada Masilo n’a pu ainsi quitter son pays, pas plus que son confrère grec Dimitris Papaioannou, dont quelques danseurs avaient attrapé le virus ; et nous avons dû arrêter ici l’exploitation du spectacle d’Eva Doumbia, Autophagies, pour les mêmes raisons.

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