vendredi, août 19, 2022

L’AMT porte plainte contre l’avocat Ridha Raddaoui

 

L’Association des magistrats tunisiens (AMT), a annoncé, dans un communiqué publié ce mardi 6 juillet 2021, avoir déposé deux plaintes pénales, la première concerne l’ouverture d’une enquête sur les déclarations de l’un des membres du comité de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, Ridha Raddaoui, et la deuxième pour l’ouverture d’une enquête contre le propriétaire de la page « Tunisie Politique » sur Facebook.

 

L’AMT a estimé que les déclarations de Ridha Raddaoui accusent directement l’association, soulignant que l’enquête déterminera si des poursuites seront engagées, si ses propos sur l’existence d’un tel grave dossier de corruption s’avèrent fondés, à l’encontre des impliqués ou alors une procédure sera engagée contre l’avocat si le dossier s’avère erroné et diffamatoire.  

 

Quant à la page « Tunisie politique », l’AMT a précisé être victime d’une campagne de diffamation sur la page en question, « qui a nommément cité le président de l’association et lui a imputé les insinuations de Ridha Raddaoui ». Elle a enfin démenti tout le contenu publié sur la page en question la concernant ou concernant les membres de son bureau exécutif, déplorant des « tentatives malveillantes pour nuire à sa crédibilité afin de servir les intérêts d’agendas de corruption touchés par l’ouverture de dossiers disciplinaires ».

 

Le Comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi a publié une vidéo, vendredi 2 juillet, sur sa page Facebook accusant Rached Ghannouchi d’avoir personnellement interféré au profit de Béchir Akremi dans le but de lui porter secours.  

Jeudi dernier, le Comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi a révélé plusieurs infractions et dépassements commis par le Béchir Akremi en lien avec des affaires de terrorisme étouffées accusant celui-ci d’être « le procureur des terroristes ». 

 

Selon la même source, Rached Ghannouchi aurait contacté un juge qui n’est pas membre du Conseil supérieur de la magistrature pour sceller un deal permettant à la fois à Taieb Rached de se retirer et à Béchir Akremi d’être blanchi. 

Le Comité a assuré que le report de la décision du conseil de discipline de l’Ordre judiciaire concernant Béchir Akremi au 12 juillet courant, était la preuve de l’ingérence du président du Parlement et chef du parti Ennahdha. 

Il a appelé, dans ce sens, l’ordre des avocats, celui des huissiers de justice et la Fédération de l’enseignement supérieur, à prendre contact avec leurs adhérents afin de trouver le moyen de les protéger contre le harcèlement qu’ils subissent depuis août 2020, date de l’éclatement de l’affaire Taieb Rached et Béchir Akremi.  

 

M.B.Z

 

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