dimanche, août 7, 2022

la MEP célèbre les pionniers de la photo subjective

Dans un Japon dévasté par la guerre et traumatisé par les explosions atomiques, Shomei Tomatsu et Daido Moriyama inventent une autre façon de témoigner du réel. Une œuvre à la fois sensible et brut. Avec “Moriyama, Tomatsu – Tokyo”, la Maison européenne de la photographie met en scène leurs contrastes.

C’est un Tokyo trash, au noir et blanc charbonneux et aux couleurs vives, qu’offrent à notre regard deux stars de la photographie japonaise, Shomei Tomatsu et Daido Moriyama. Pour tirer le portrait de la capitale nippone, ils rêvaient d’une joute visuelle. Une décennie après le décès de Tomatsu, en 2012, à l’âge de 82 ans, l’occasion leur en est enfin donnée par Simon Baker, directeur de la Maison européenne de la photographie (MEP).

Tomatsu est né en 1930 et Moriyama, en 1938. Suffisamment d’années les séparent pour faire de l’un le mentor de l’autre, comme en témoigne Moriyama dans le catalogue de l’exposition : « Pour moi, en tant que photographe, tout a incontestablement commencé avec Tomatsu. » Alors que l’aîné fonde la coopérative Vivo (1957-1961) avec Kikuji Kawada, Akira Tanno, Eikoh Hosoe et quelques autres, son cadet, âgé de 20 ans, les rejoint pour devenir l’assistant de Hosoe. Deux petites années suffiront au groupe pour développer ce que celui-ci appelle son « école de l’image » et orienter le reportage classique d’alors vers les marges de la subjectivité et de l’abstraction.

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