“J’ai toujours préféré les histoires qui laissent un goût amer”

C’est une rencontre avec l’autrice Claudie Hunzinger qui a conduit Gaétan Nocq sur la piste des “Grands Cerfs”. Une adaptation libre et particulièrement réussie, qui marque aussi une plongée dans l’inconnu, pour cet artiste à la palette d’une étonnante richesse.

Ils sont les derniers seigneurs de la forêt vosgienne… Mystérieux, majestueux, rescapés d’une époque antérieure à l’homme et fuyant son contact, les grands cerfs semblent tout droit sortis de l’univers du rêve. Transporté par le roman éponyme de Claudie Hunzinger, Gaétan Nocq en a livré une adaptation magistrale. Déjà remarqué sur son précédent album, Le Rapport W, Nocq s’est surpassé en réalisant ce magnifique et vibrant requiem pour un monde en train de disparaître.

Télérama : Comment est née l’idée de cet album ?
Gaétan Nocq : J’écoutais la radio un soir, L’heure bleue, l’émission de Laure Adler sur France Inter, et je suis tombé sous le charme d’une voix. Une petite voix, celle de Claudie Hunzinger, qui disait, de mémoire, quelque chose comme : « Je suis venue dans votre studio avec, sur mes épaules, les arbres de ma forêt. Je suis venue avec les cerfs, les salamandres que je ne vois presque plus, les papillons, le grand mars changeant… Je suis la représentante de tout un peuple qui est en train de disparaître. » J’ai été touché et intrigué par son plaidoyer et j’ai lu son roman. À mesure que j’avançais, je tombais sur des « mots déclencheurs », je voyais des images, j’imaginais des mises en scène, des plans-séquences, j’avais presque hâte de m’y mettre !

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