vendredi, mai 27, 2022

“Interviewer quelqu’un, c’est déjà faire un choix politique”

En 2018, il voulait filmer les violences policières et a déclenché malgré lui l’affaire Benalla. Rencontre avec Taha Bouhafs, jeune journaliste engagé, à l’occasion de la sortie de son livre, “Ceux qui ne sont rien”, récit de lutte(s) sous les années Macron.

Si certains journalistes font de la cigarette la béquille indispensable à leur réflexion, pour Taha Bouhafs, c’est le narguilé. C’est sous les volutes épaisses de fumée d’un bar à chicha de la capitale qu’il donne rendez-vous pour raconter son premier livre, Ceux qui ne sont rien, récits de lutte sous la présidence d’Emmanuel Macron. Et c’est dans un bar à chicha d’Échirolles, dans l’Isère, devant sa bande de copains, qu’il annonce en mai 2017 se lancer en politique. À l’époque, il a 19 ans et se présente aux législatives pour la France insoumise, avec l’espoir que « la France découvre qu’un quartier populaire, quand il se mobilise, peut finir à l’Assemblée nationale ». L’échec au premier tour l’a conduit à une carrière de journaliste. Depuis son arrivée dans la capitale en 2018, aucun mouvement n’échappe plus à son radar. Armé de son smartphone, on le retrouve aux côtés des cheminots ou des habitants des quartiers nantais. Il filme tout, partout, tout le temps. Sur Twitter, ses vidéos fédèrent de plus en plus d’abonnés. Mais un saut en arrière est indispensable pour mieux cerner sa boulimie de militantisme.

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