face aux violences conjugales, rompre le mur du silence

Chaque année, en France, près de deux cent vingt mille femmes subissent des violences conjugales. La plupart n’arrivent pas à se faire entendre. Dans “Amour à mort”, le documentariste Éric Guéret a recueilli la parole de sept victimes, issues de milieux divers, pour déchiffrer le mécanisme de l’emprise.

Après avoir traité de l’homophobie, de la transidentité et de l’enfance abusée, le réalisateur Éric Guéret s’empare avec force de la question de la violence conjugale. Dans son film Amour à mort, diffusé sur France 2, sept femmes décryptent la manière dont leurs compagnons ont entrepris de les détruire, tant physiquement que psychologique-ment. Un documentaire éprouvant, mais teinté d’espoir : en réussissant à sortir du silence, ces femmes ont pu commencer à se reconstruire. Éric Guéret revient sur ce film manifeste qu’il revendique « d’utilité publique ».

Qu’est-ce qui vous a amené à traiter de la question de la violence conjugale ?
Avant de faire un film, j’essaie de sentir les mouvements de la société, de voir là où il y a besoin d’ouvrir les consciences. Or, quand je suis tombé sur les chiffres des violences conjugales, je me suis aperçu que le nombre de femmes victimes et celui des fémi-nicides ne baissaient pas. Malgré le Grenelle des violences conjugales organisé en novembre 2019, rien ou presque n’a changé. Beaucoup de films ont été faits sur ces questions. Mais la violence conjugale est un sujet si grave qu’il ne sera jamais trop abordé, et j’ai voulu faire de ce film un outil qui soit utile pour les femmes qui en sont victimes. Si l’on n’agit pas, si on ne réagit pas, elles peuvent mourir sous les coups ou se suicider.

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