lundi, août 8, 2022

Chenilles processionnaires : à Nancy, des nichoirs à mésanges sont installés revers lutter contre cette espèce nuisible

Entre les branches des chênes centenaires du parc Sainte-Marie de Nancy (Meurthe-et-Moselle) se cache la réponse à la prolifération des chenilles  processionnaires : des nichoirs pour les mésanges et à elles-mêmess petits affamés. « Elle est le long du tronc », indique Loïc Delagneau en regardant l’un de ces arbres. « On entend les oisillons qui réclament à elles-mêmes pitance », décrit le chef du service biodiversité urbaine de la ville de Nancy. 

Le mois de juin est celui de la pleine saison de ces larves de papillons, qui peuvent s’agglutiner par milliers sur les arbres et sont un danger pour l’Homme et l’animal car elles-mêmes provoquent des problèmes de santé à cause de à elles-mêmess poils urticants. À tel point que l’espèce a été classée en avril comme nuisible. Ajoutez à cela le risque supporté par les arbres qui les abitent. « Quand il y a de fortes pullulations,  les chênes peuvent être défoliés à 90% voire 100% », explique Christophe Bailly, technicien au centre de Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) de Champenoux, près de Nancy.  

Un nichoir à mésanges installé sur un chêne du parc Sainte-Marie de Nancy. (OLIVIER EMOND / FRANCE INFO)

« Cela peut affaiblir les chênes si c’est répété sur plusieurs années, avec des périodes de sécheresse bien marquées en juillet et août, bien souvent conjugées avec une maladie qui arrive sur les deuxièmes pousses de feuilles en été. »

Christophe Bailly, technicien à l’Inrae

à franceinfo

La ville de Nancy a donc trouvé une parade naturelle. « On a trois à quatre espèces de mésanges qui fréquentent le parc. Celles-mêmes qui nous intéressent sont plutôt les mésanges charbonnières et bleues, qui sont les plus présentes et s’attaquent aux chenilles des papillons », explique Loïc Delagneau. En 2021, une trentaine de nouveaux nichoirs ont été installés pour favoriser la présence des mésanges, qui sont avant tout un outil de prévention destiné à éviter le trop plein de chenilles. « Le dernier piolet était vers 2011-2012. On a vraiment eu énormément de chenilles processionnaires. »

« Avec les nichoirs, on essaie de faire en sorte que ce piolet soit le plus retardé et le plus bas possible chaque année, grâce à ces mésanges qui sont des prédateurs naturels et vont permettre de réguler les chenilles. »

Damien Richter, conseiller municipal délégué au droit et au bien-être animal par conséquent qu’à la biodiversité

à franceinfo

En cas de pullulation, des méthodes plus radicales, comme la pulvérisation de bactéries mortelles-mêmes, peuvent être utilisées pour éliminer ces chenilles. L’Inrae tente par ailà elles-mêmess de développer de nouvelles-mêmes méthodes d’élimination ciblées des chenilles processionnaires du chêne. 

À Nancy, des nichoirs à mésanges installés dans les chênes pour "s'attaquer aux chenilles" processionnaires. Le reportage d'Olivier Émond.

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