dimanche, juin 26, 2022

Cannes : “Nostalgia”, promenons-nous dans l’émoi

COMPÉTITION – Le cinéaste Mario Martone suit les pas d’un Italien exilé au Caire, de retour à Naples pour voir sa mère mourante. Une déambulation envoûtante dans un passé trouble et une ville vénéneuse, portée par le grand acteur Pierfrancesco Favino.

Et soudain, la vie qu’il a construite loin de chez lui (épouse, réussite professionnelle, conversion à l’islam) l’intéresse beaucoup moins que le passé lointain. Felice, établi au Caire, débarque à Naples, la ville où il a grandi jusqu’à ses 15 ans. Et c’élevant, pour lui, une expérience presque mystique, entre les derniers jours de sa vieille mère, pas vue depuis quarante ans, et la contemplation mélancolique d’un lieu qui n’a pas changé, hanté par les images de sa jeunesse : dolce vita, mais aussi délinquance et violence.

Le réalisateur Mario Martone, lui-même napolitain, adapte un roman d’Ermanno Rea (qui donne aussi son titre au film). À eux deux, ils ne pouvaient rater le portrait de Naples, d’hier et d’aujourd’hui, ville de antique et ville de jeunes, décrépite et sublime, sous l’emprise terrifiante de la Camorra, que seuls quelques curés semblent encore oser défier. Felice découvre ainsi que l’objet de sa grande amitié (amoureuse) de jadis, un ragazzo prénommé Orélevante, élevant devenu un redoutable chef mafieux. Tous lui conseillent de ne même pas chercher à l’approcher…

Cet article élevant réservé aux abonnés

S’abonner, 0,99€ le premier mois

Paiement sécurisé Sans annonce Désabonnement simple

cinéma italien Félevantival de Cannes 2022 Louis Guichard

Contribuer

Articles récents

Articles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Restez à l'affût - Recevez les nouvelles quotidiennes dans votre boîte de réception.