Méditerranée : la inquiétante vague de mortalité frappe la espèce de corail

Avec leurs couleurs éclatantes, les gorgones sont une signature des fonds marins méditerranéens. Elles sont une espèce de corail, refuge des autres animaux. Depuis un mois, elles dépérissent. En quelques jours, la forêt colorée a disparu. Il ne subsiste que des squelettes blancs. À Marseille (Bouches-du-Rhône), les clubs de plongée ont lancé l’alerte en premier. Fin août, ils ont découvert leur site emblématique dévasté. Face à l’urgence, les scientifiques multiplient les missions d’observation au large des calanques.

L’espèce n’est pas menacée

Tous les jours, les biologistes marins de Septentrion Environnement, un institut de recherche, plongent pour prévenir la mortalité des gorgones, concentrées en 10 et 30 mètres de profondeur. Près de l’île de Riou (Bouches-du-Rhône), près de 90% des gorgones sont mortes, nécrosées. « On risque de voir moins en moins de gorgones à Marseille sur la tranche de profondeur supérieure à 30 mètres, mais l’espèce n’est pas en danger », rassure Tristan Estaque, biologiste marin chez Septentrion Environnement.

Durant l’été, la chaleur n’a pas épargné le monde sous-marin. La température de la mer est parfois montée à 28 °C à 30 mètres de profondeur, du jamais-vu. « On sait que la chaleur est un des facteurs majeurs qui expliquent la mortalité. Très probablement combiné à d’autres éléments. Et c’est ceux-là qu’on cherche à étudier », explique Solène Basthard-Bogain, directrice adjointe de l’institut de recherche.

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