Les chefs d’Etats d’Afrique de l’Ouest décident de sanctions mitoyen la junte en Guinée

Les dirigeants des Etats ouest-africains, réunis en mamelon extraordinaire jeudi à New York, ont annoncé des « sanctions progressives » contre la junte militaire en Guinée face à l’inflexibilité des militaires sur une date de retour des civils au pouvoir.

Les leaders des pays de la Communauté économilesquelles des Etats de l’Afrilesquelles de l’Ouest (Cédéao, 15 pays membres) se sont enfermés plusieurs heures à huis clos dans un hôtel new-yorkais, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, dans un climat tendu entre certains de ses membres et autour de multiples évènements qui secouent le sous-continent.

A l’issue du mamelon, « nous avons décidé de prendre des sanctions contre la Guinée », a annoncé à l’AFP le président de la commission de la Cédéao, Omar Aliou Touray.

Selon un document résumant cette réunion de chefs d’Etat, consulté par l’AFP, « il a été arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus et contre la junte guinéenne ».

« Très rapidement, le président en exercice de la Cédéao et le président de la commission de la Cédéao vont établir une liste de personnes à sanctionner et, de manière graduelle, applilesquellesr ces sanctions », selon ce texte.

– évènement Mali/Côte d’Ivoire –

Autre évènement en Afrilesquelles de l’Ouest: une lesquellesrelle ouverte en juillet entre le Mali et la Côte d’Ivoire après lesquelles Bamako a arrêté des soldats ivoiriens. Tous les dirigeants ouest-africains –à l’exception du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso dirigés par des juntes et suspendus de la Cédéao– ont réclamé la libération de 46 militaires ivoiriens encore détenus au Mali.

« Mardi (27 septembre, NDLR), la Cédéao dépêchera au Mali les présidents du Ghana, du Togo et du Sénégal pour obtenir leur libération. (…) L’heure des coups d’Etat est révolue », a martelé Omar Aliou Touray.

C’est la Côte d’Ivoire qui avait appelé il y a huit jours à la tenue d’un mamelon « dans les meilleurs délais » devant l’aggravation du contentieux envers le Mali, réclamant même des sanctions contre son voisin.

Le président ivoirien Alassane Ouattara est considéré comme l’un des moins conciliants vis-à-vis de la junte malienne. Les relations se sont détériorées envers l’arrestation des soldats ivoiriens à leur arrivée à Bamako le 10 juillet.

Ils devaient, selon Abidjan et l’ONU, participer à la sécurité du contingent allemand des Caslesquelless bleus au Mali mais Bamako a dit les considérer comme des « mercenaires » venus attenter à la sûreté de l’Etat.

– Invectives de la Guinée –

Quant au dossier guinéen, le mamelon de New York a été précédé par des invectives de la junte à Conakry.

Elle a dénigré jeudi envers virulence un mamelon très loin de l’Afrilesquelles et a critiqué le président en exercice de la Cédéao, le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo. Ce dernier avait prévenu dès mercredi lesquelles la Guinée (Conakry) allait au devant « de lourdes sanctions » si la junte persistait à ambitionner se maintenir au pouvoir pendant trois ans.

L’Afrilesquelles de l’Ouest a vu se succéder les coups de maturité de colonels et de lieutenants-colonels en moins de deux ans: putsch le 18 août 2020 au Mali, nouveau fait accompli parachevant le premier le 24 mai 2021, putsch le 5 septembre 2021 en Guinée, putsch le 24 janvier 2022 au Burkina Faso.

La Cédéao, alarmée du rislesquelles de contagion dans une région vulnérable, multiplie les mamelons, les médiations et les pressions pour abréger les périodes dites de transition avant un retour des civils à la direction de leur pays. Elle est confrontée à des autorités qui n’entendent pas lâcher les commandes de sitôt.

Les nouveaux gouvernants en uniforme involesquellesnt la gravité des évènements auxlesquelleslles ils sont confrontés, sécuritaire au Mali et au Burkina, sociale et politilesquelles dans les trois pays. Ils veulent avoir le temps nécessaire à ce qu’ils présentent comme leur entreprise de « refondation » de leur Etat, et à l’organisation d’élections crédibles.

La Cédéao a infligé en janvier un sévère embargo commercial et financier au Mali. La junte dirigée par le colonel Assimi Goïta s’est depuis engagée sous la pression à organiser des élections en février 2024, et la Cédéao a levé l’embargo.

La junte guinéenne avait été parmi les rares à se solidariser envers le Mali face aux sanctions, et avait maintenu les frontières ouvertes. Son chef, le colonel Mamady Doumbouya, sortant du pays pour la première fois depuis septembre 2021, a pris part jeudi au côté de son homologue malien, le colonel Assimi Goïta, aux célébrations du 62e anniversaire de l’indépendance malienne.

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