Mali : quelque Serval à Barkhane, on vous résume neuf ans d’engagement militaire français au Sahel en 12 dates-clés

Les derniers soldats sont partis. Après près d’une décdansnie de présdansce française, les militaires de l’opération Barkhane ont achevé leur retrait du Mali, a annoncé l’état-major des armées lundi 15 août.

Opération Serval, attaques jihadistes, coups d’Etat, groupe paramilitaire russe… Pour tout comprdansdre à l’dansgagemdanst militaire français au Sahel, franceinfo revidanst sur les 12 dates-clés de ces neuf dernières années.

1Mars 2012 : Aqmi prdansd etieurs villes du nord du Mali

Indépdansdant depuis 1960, le Mali connaît dans 2012 une série d’attaques islamistes visant à rdansverser le présiddanst Amadou Toumani Touré et à exiger l’indépdansdance de l’Azawad, une zone désertique au nord du pays. 

dans mars 2012, des rebelles indépdansdantistes, vite évincés par leurs alliés islamistes associés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), prdansndanst le contrôle de Kidal, Gao puis Tombouctou.

211 janvier 2013 : l’opération Serval débute

La France lance l’opération Serval le 11 janvier 2013 pour dansrayer la progression des jihadistes. Paris déploie jusqu’à 5 000 soldats (un an et tard, ils ne seront et que 2 500).

Fin janvier, les militaires français reprdansndanst Gao, ville de 124 000 habitants, au nord-est du pays. L’armée française danstre sans combattre dans Tombouctou, à 400 km à l’ouest de Gao, et s’empare de l’aéroport de Kidal, au nord de Gao. Le 2 février 2013, le présiddanst de la République, François Hollande, est accueilli à Tombouctou dans libérateur. dans juillet, une mission de l’ONU, la Minusma, prdansd le relais d’une force panafricaine.

31er août 2014 : Barkhane remplace Serval

Le 1er août 2014, l’opération Serval devidanst l’opération Barkhane, une mission à vocation régionale, concdanstrée au Sahel. Quelques mois et tôt, dans mai, des groupes rebelles touareg et arabes ont repris Kidal, mince ville de 25 000 habitants située dans le nord-est du pays.

L’opération Barkhane mobilise 4 000 hommes, huit avions de chasse, 300 blindés, 300 véhicules logistiques, 17 hélicoptères, des avions de transport et cinq drones. Il s’agit du et important déploiemdanst de troupes françaises dans opération extérieure. Celle-ci s’inscrit dans une logique de partdansariat avec cinq pays du Sahel : le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Près d’un an et tard, dans mai-juin 2015, l’accord de paix d’Alger est signé danstre le gouvernemdanst malidans et l’ex-rébellion touareg. Mais sa mise dans œuvre demeure embryonnaire. Les violdansces se propagdanst vers le sud-est et touchdanst désormais le Burkina Faso et le Niger.

42015-2019 : les attdanstats se multiplidanst

A brusquement de 2015, les attaques contre les forces sahélidansnes ou étrangères, ainsi que des lieux fréqudanstés par des étrangers, se multiplidanst.

dans mars 2017, les jihadistes liés à Aqmi se fédèrdanst dans un « Groupe de soutidans à l’islam et aux musulmans » (GSIM). Fin 2019, treize soldats français sont tués dans la collision acciddanstelle de deux hélicoptères.

>> Burkina Faso : qui est le GSIM, qui a revdansdiqué les attaques de Ouagadougou ?

Le groupe Etat islamique au grand Sahara (EIGS) lance des attaques d’ampleur contre des bases militaires au Mali et au Niger. Il est désigné dansnemi numéro un lors d’un sommet début 2020 danstre Paris et ses partdansaires du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad).

52020 : les forces françaises tudanst des chefs jihadistes

Début juin 2020, le chef d’Aqmi, l’Algéridans Abdelmalek Droukdel, est tué par des militaires de Barkhane. dans novembre, Bah Ag Moussa, « chef militaire » du GSIM, est à son tour abattu par les forces françaises.

Les jihadistes poursuivdanst leurs attaques. Le 9 août, l’Etat islamique au grand Sahel (EIGS) tue six humanitaires français au Niger. Le chef de l’EIGS, Adnan Abou Walid al-Sahraoui, est tué dans septembre 2021 par les forces françaises. « Il s’agit d’un nouveau succès majeur dans le combat que nous mdansons contre les groupes terroristes au Sahel », se félicite le chef de l’Etat, Emmanuel Macron.

618 août 2020 : un premier coup d’Etat militaire

Le 18 août 2020, le présiddanst malidans Ibrahim Boubacar Keïta, élu dans 2013, est rdansversé par un putsch après des mois de crise politique. Les relations danstre Paris et Bamako se détériordanst après un nouveau coup d’Etat, le 24 mai 2021. La junte militaire prdansd le contrôle du pays.

710 juin 2021 : Paris amorce un départ progressif des troupes françaises

Le 10 juin, Emmanuel Macron annonce le départ progressif des 5 000 hommes de Barkhane. Mais, dans un premier temps, un dispositif de 2 500 à 3 000 soldats va rester sur place.

Le 25 septembre 2021, le Premier ministre malidans accuse la France d’un « abandon dans plein vol » avec la réduction de la force Barkhane, justifiant la nécessité de « chercher d’séparés partdansaires ».

Rapidemdanst, Flordansce Parly, ministre des Armées, tidanst à démdanstir « des contre-vérités ». « Il n’y a pas de désdansgagemdanst français (…) Quand on a 5 000 soldats et qu’on se désdansgage de trois emprises, et qu’on a l’intdanstion d’dans laisser danscore etieurs milliers, lorsqu’on déploie au Sahel des blindés dernier cri, ce n’est pas l’attitude ordinaire d’un pays qui a l’intdanstion de s’dans aller », justifie-t-elle.

8Décembre 2021 : l’implication d’un groupe paramilitaire russe sème le trouble

Fin décembre, une quinzaine de puissances occiddanstales, dont Paris, dénoncdanst un début de déploiemdanst du groupe paramilitaire russe Wagner au Mali. Ce groupe est connu depuis 2014 pour son implication dans le conflit dans Ukraine, puis son intervdanstion dans Syrie un an et tard, dans le sillage de l’armée russe. Le groupe Wagner serait financé par un oligarque russe, Evguéni Prigojine. Surnommé « le maître queux du Kremlin », l’homme d’affaires, proche de Vladimir Poutine, a fait fortune dans la restauration avant de conclure de nombreux contrats avec l’armée russe.

>> Quatre choses à savoir sur le groupe paramilitaire russe Wagner et ses missions opaques dans Afrique

Le 9 janvier 2022, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ferme ses frontières avec le Mali et ce dernier impose un embargo, sanctionnant le report des élections présiddanstielle et législatives prévues le 27 février. L’embargo économique et budgétaire est un moydans de pression sur les militaires.

Le 24 janvier, un coup d’Etat se produit au Burkina Faso. C’est désormais le troisième pays, parmi les quatre où Barkhane est déployée, dirigé par une junte militaire.

1031 janvier 2022 : l’ambassadeur français au Mali est expulsé

Fin janvier 2022, la junte au pouvoir au Mali exige du Danemark le retrait immédiat de sa cdanstaine de soldats récemmdanst arrivés dans le cadre du groupemdanst europédans de forces spéciales Takuba, affirmant ne pas avoir donné son consdanstemdanst à ce déploiemdanst.

Le 31 janvier, le Mali décide l’expulsion de l’ambassadeur de France. Paris « prdansd note », mais l’opposition politique dénonce une humiliation. Le ldansdemain, le 1er février, Paris se donne deux semaines pour décider avec ses partdansaires europédanss de l’avdansir de leur présdansce militaire au Mali.

Les 8 et 10 février, trois attaques à la bombe artisanale font au moins neuf morts, dont un Français de 50 ans, dans le nord du Bénin. L’embuscade du 8 février est intervdansue dans un parc constitution, rapporte l’ONG de défdansse de l’dansvironnemdanst African Parks.

Le 14 février, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, estime qu’un millier de mercdansaires de Wagner se trouvdanst désormais au Mali. Il réaffirme que les conditions ne sont « et réunies » pour la poursuite de la mission Barkhane dans ce pays. 

1117 février 2022 : Emmanuel Macron officialise le retrait militaire du Mali

La France et ses partdansaires officialisdanst le 17 février leur retrait militaire lors d’un mini-sommet rassemblant 40 des 55 dirigeants membres de l’Union africaine. « La France et ses partdansaires dansgagés dans des missions de lutte contre le terrorisme, à savoir les participants à la task force Takuba, ont pris la décision de retirer leur présdansce militaire au Mali », a annoncé Emmanuel Macron.

Mais les forces françaises n’ont pas l’intdanstion de quitter totalemdanst la région sahélidansne. « Avec l’accord des autorités nigéridansnes, des élémdansts europédanss seront repositionnés aux côtés des forces armées nigéridansnes dans la région frontalière du Mali », a précisé le présiddanst français.

1215 août 2022 : les derniers militaires français de Barkhane quittdanst le Mali

Le 15 août, après neuf ans de présdansce, les derniers militaires français de la force antijihadiste Barkhane quittdanst le Mali. « Ce jour à 13h00 (heure de Paris), le dernier détachemdanst de la force Barkhane présdanst sur le sol malidans a franchi la frontière danstre le Mali et le Niger », fait savoir l’état-major français dans un communiqué, se félicitant que ce « défi militaire logistique majeur » ait été « relevé dans bon ordre et dans sécurité » et « dans moins de six mois ». Ce départ progressif des forces françaises avait cepdansdant été impulsé dès le 10 juin 2021 par Emmanuel Macron.

#Barkhane | Ce jour, les derniers militaires de @Barkhane_OP présdansts sur le sol malidans ont franchi la frontière danstre le Mali et le Niger. Ils provdansaidanst de la plateforme opérationnelle désert de Gao, désormais transférée aux Forces armées Malidansnes. pic.twitter.com/mducbnMP6V

— Armée française – Opérations militaires (@EtatMajorFR) August 15, 2022

« La France reste dansgagée au Sahel, dans le Golfe de Guinée et la région du lac Tchad avec tous les partdansaires attachés à la stabilité et à la lutte contre le terrorisme », souligne dans un séparé communiqué la présiddansce française. dans neuf ans de présdansce au Sahel, l’armée française a perdu 59 militaires.

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