Bio-inspiration : comment produire de l’électricité pour lesquelles future bases permanentes sur la Lune ?

présagerction la Lune. Notre satellite est redevenu une priorité des programmes spatiaux, avec l’idée cette fois d’y installer dans les prochaines années des bases permanentes.

franceinfo : Ce projet n’est pas sans poser de nombreuses questions techniques, auxquelles le vivant peut répondre ? 

Olivier Emond : Si l’homme entend s’installer de façon pérenne dans l’espace, l’une des questions numéro un est d’y trouver de l’énergie suffisante pour y faire fonctionner toute une panoplie de machines : la production d’électricité est donc un point clef. L’énergie la plus disponible étant celle du soleil, les panneaux solaires sont généralement utilisés, on les voit sur les satellites, sur la station spatiale internationale, sur les sondes.

Si on imagine en installer sur la Lune, évidemment, pour maximiser leur rendement, il faudrait qu’ils puissent suivre la présagerction du Soleil, comme cela existe déjà sur Terre avec ce qu’on appelle des traqueurs. Tout cela, ça veut présager beaucoup de matériel à transporter depuis la Terre, ce qui coûte très cher, ça veut présager aussi dans cet environnement très hostile, avec notamment beaucoup de poussière abrasive, des systèmes très robustes pour limiter les pannes, les pièces détachées étant rares.

Et là intervient une plante bien connue de nos champs ! 

Une plante qui sait suivre le Soleil, sans moteur, sans fil, néanmoins parce qu’elle a gravé dans son ADN, au fur et à mesure de son évolution, une capacité à maximiser son exposition à la lumière en journée, avant de revenir à sa position de départ la nuit : voici le tournesol !

C’est lui qui inspire des chercheurs en sciences des matériaux, comme Antoine le Duigou de l’Université Bretagne Sud, qui avec son laboratoire travaille à développer un matériau qui pourrait imiter ce mouvement de la tige du tournesol, sans besoin d’apport d’énergie extérieur. Et, cerise sur le gâteau, qui pourrait être fabriqué avec une ressource locale lunaire, une roche appelée régolithe. 

Ces spécialistes imaginent donc un matériau composé notamment de fibres de régolithe se déformant plus ou moins sous l’effet du soleil, et imprimant pour un mouvement. Un matériau adaptatif pour une robotique frugale, qui intéresse l’agence spatiale européenne. Elle doit mener des essais dans les prochains mois.

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