rencontre avec l’enfant prodige de la pop

Son titre “Bad Guy” a fait danser le monde entier et son premier disque s’est écoulé à des millions d’exemplaires. Dialogue avec la jeune Californienne star, lucide et bien de son temps, pour la sortie de son convaincant deuxième album.

« Ma caméra est coupée, mais je suis bien là ! » Drôle d’entrée en matière pour dialoguer en visioconférence avec la star de la pop la plus exposée du moment, hier les cheveux verts, blonde à présent… Avec ses chansons aussi accessibles qu’introspectives et profondes, Billie Eilish, la jeune Californienne de 19 ans aux dizaines de millions de fans, est une exception. Une gamine à la tête bien faite, d’un naturel déroutant, bien de son temps, qui s’interroge continuellement. Et vit au diapason d’un monde où refuser la surexposition n’est plus possible : elle vient de publier un livre de photos retraçant son existence depuis sa naissance (Billie Eilish par Billie Eilish, éd. Marabout, 338 p., 25 €). Mais Billie Eilish sait garder pour elle ce qui est sien.

Elle est donc là, dans le noir, éloquente et chaleureuse, pour parler de son deuxième album, à l’intitulé — Happier Than Ever (« Plus heureuse que jamais ») — à la fois réjouissant et intrigant. Comme un pied de nez à son disque précédent, orné d’une pochette sombre, gothique, et au titre inquiétant : « Quand nous nous endormons, où allons-nous ? ». Un recueil écoulé à des millions d’exemplaires et couronné de cinq Grammy Awards — un record pour une si jeune artiste —, fort de chansons obsédantes, à l’image du ravageur Bad Guy, et qui mêlait les affres et les incertitudes de toute adolescente naturellement tourmentée.

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