Le Cropt s’indigne et riposte au Crom sur le retard de la prise en charge des patients Covid-19

Le Cropt sindigne et riposte au Crom sur le retard de la prise en charge des patients Covid-19

 

Le Conseil régional de l’Ordre des pharmaciens de Tunis (Cropt) a réagi, mercredi 21 juillet 2021, au communiqué publié par le Conseil régional de l’Ordre des médecins de Tunis (Crom), sur le retard de prise en charge des patients Covid-19 et l’automédication. 

 

 

 

Exprimant son indignation, le Cropt a accusé le Crom d’allégations mensongères. « Imputer le retard de prise en charge des patients au test antigénique réalisé en officine s’avère donc un argument fallacieux », a indiqué le Cropt rappelant qu’il avait été sollicité par le ministère de la Santé pour optimiser le dépistage au même titre que les médecins et biologistes.

 

Soulignant, par ailleurs, qu’il considère l’automédication comme « une problématique multifactorielle », le Cropt a affirmé que les pharmaciens étaient « très soucieux d’établir des relations de coopération et d’entretenir des rapports de bonne confraternité avec les médecins et tous les professionnels du secteur de la santé ». 

 

 

 

Le 18 juillet, le bureau de Tunis du Crom a signalé qu’il avait été « interpellé par une multitude de témoignages émanant de confrères de 1ère ligne, mais aussi des urgences, au sujet du retard que mettent les patients Covid-19 pour consulter et de son impact sur leur pronostic vital », soulignant qu’ « il s’agit souvent de patients qui bénéficient d’un test rapide dans une officine et qui reçoivent dans la foulée, un lot de médicaments et de compléments alimentaires, sans examen clinique ni éventuelle évaluation para-clinique et sans suivi médical ultérieur ». 

 

« Conscient que l’auto-médication et le retard de diagnostic qu’elle engendrerait, pourraient expliquer, du moins en partie, le taux élevé de mortalité des suites du Covid-19, le bureau lance un appel de sensibilisation auprès de la population générale et auprès des pharmaciens, nos amis et collaborateurs étroits, pour que les patients symptomatiques soient adressés, sans attendre, en consultation », a-t-il ajouté. 

 

 

 

La Tunisie fait face, depuis début juin, à une vague meurtrière de Covid-19. Le taux d’incidence a atteint des sommets et celui des décès ne cesse d’augmenter, alors que les hôpitaux sont saturés et souffrent d’un manque d’équipements et de personnel. 

 

 

N.J. 

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