Sur Arte Radio, le quotidien d’une journaliste française en Palestine

Après trois ans en Cisjordanie, Marine Vlahovic raconte dans “Carnets de correspondante” le rythme effréné de la vie de pigiste et la fabrique de l’information dans une zone de conflit.

« Comment je faisais avant ? » se demande la journaliste Marine Vlahovic au début de la série de podcasts d’Arte Radio Carnets de correspondante. Avant, c’était entre 2016 et 2019, lorsqu’elle était correspondante à Ramallah, en Cisjordanie, territoire palestinien, à une dizaine de kilomètres au nord de Jérusalem. Une « petite bulle » un peu « bling-bling » au milieu d’une terre occupée par l’armée israélienne. En s’y installant, elle n’imaginait pas « une telle spirale », qui a fini par l’avaler, confie-t-elle à Télérama.

Si la vie d’un correspondant au Moyen-Orient exalte souvent un imaginaire viril, aventurier et palpitant, Marine Vlahovic a justement décidé de le raconter en podcast pour briser certains fantasmes. « J’ai souhaité reposer le cadre. Cette région mérite une couverture plus incarnée que celle qu’on lui réserve », explique-t-elle. Bien sûr, elle croise des patrouilles israéliennes la nuit et couvre les manifestations des Palestiniens lors des marches du retour, organisées pour commémorer la Nakba, c’est-à-dire l’exode palestinien de 1948. Une fois, une balle israélienne a même frôlé sa joue. Mais la plupart du temps, son quotidien est « plutôt plan-plan », loin du « cliché du reporter de guerre à veste multipoche ». Souvent, elle enregistre les papiers qu’elle envoie aux radios en pyjama et avec une « gueule de bois », entre deux « cafés-clopes ».

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