à Chicago, les amères chroniques de la violence

Ils aspiraient à une vie plus sereine. Mais ces habitants de quartiers populaires vont se retrouver pris dans une spirale infernale. Une série naturaliste au plus près de ses personnages.

Lena Waithe, première scénariste noire à recevoir un Emmy Award pour une comédie, Master of None, en 2017, s’essaye au drame. Produite par le rappeur et acteur Common, The Chi, dont la première saison est disponible sur Disney+ ce vendredi, suit quatre habitants de Chicago aux destins bientôt liés par deux fusillades : Brandon, un chef qui espère ouvrir son propre restaurant ; Kevin, un collégien témoin d’un des meurtres ; Ronnie, le père d’une des victimes et Emmett, un jeune homme qui connaissait l’autre victime et découvre qu’il est père. Chacun d’eux va réagir différemment face au deuil et à la violence.

The Chi (un des petits noms de Chicago) n’est pas un polar. Il y a bien une enquête, mais elle reste au second plan, pour retendre par à-coups le récit. L’essentiel, ce sont ces hommes (tous afro-américains) qui, alors qu’ils aspirent à une vie plus sereine, vont être emportés dans un brutal engrenage. Des héros loin des stéréotypes, qui cherchent leur place dans un monde lui aussi à mille lieues d’une caricature des quartiers populaires. Filmée dans les rues de South Side, The Chi tisse patiemment son récit, rajoute au fil des épisodes des connexions entre ses personnages, s’applique à décrire leur quotidien, à peindre leurs émotions et à faire surgir leur authenticité derrière les postures.

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